«Holacracy!» – «À tes souhaits!» Ce qui sonne comme une nouvelle poudre miracle tout droit sortie des médecines douces est présenté comme la structure d’entreprise du futur. Mais qu’est-ce qui se cache exactement derrière ce mot? Et est-ce que ça marche dans la pratique? Cela fait maintenant plusieurs années qu’on travaille avec succès selon le principe de l’holacratie, et on aimerait te partager nos impressions.
«L’holacratie n’est pas un modèle, une idée ou une théorie. L’holacratie est une pratique.»
Brian Robertson
Petite définition pour commencer: l’holacratie est un système d’organisation d’entreprise imaginé par l’entrepreneur américain Brian Robertson. Inspirée du grec «holos» («ce qui fait partie d’un tout»), l’holacratie se veut un système global, fidèle aux principes de transparence et de flexibilité. Parfait pour notre quotidien professionnel d’aujourd’hui, où tout va très vite.
Plus de pouvoir aux managers!?
Non non, ce n’est pas si simple. L’idée que l’holacratie voudrait supprimer complètement les hiérarchies, et donc les managers, a d’abord fait beaucoup de bruit dans les médias. C’est pourtant une mauvaise interprétation. Il s’agit plutôt d’une répartition des rôles orientée sur les objectifs, et donc flexible. Bien sûr, la répartition classique du travail par les managers (approche top-down) disparaît. Mais l’holacratie permet à chaque collaborateur de développer son autogestion et d’assumer une large responsabilité. Elle repose sur les 4 principes suivants:
1. La structure de l’organisation
La pyramide hiérarchique classique est remplacée par un système de cercles. Chez nous, des équipes autonomes échangent avec les autres équipes et prennent leurs décisions elles-mêmes. Au sein de ces cercles, comme au sein des équipes, on attribue des rôles – liés au projet et non aux personnes. Chez nous, on répartit donc les différents rôles au démarrage de chaque projet et on veille à une rotation dynamique. Côté client, en revanche, rien ne change: le système bien connu et éprouvé de l’interlocuteur unique (SPOC, Single Point of Contact) reste en place.

2. Le contrôle de l’organisation
Chaque collaborateur a la possibilité de prendre des décisions et d’en réclamer. Il assume du même coup la responsabilité de ses actes. Résultat: une flexibilité maximale et une vraie appropriation des tâches par notre équipe. L’autogestion est une composante majeure de l’holacratie, et chez nous, elle est primordiale. Car dans le monde du travail actuel, la responsabilité individuelle et la confiance mutuelle sont la clé de tout – y compris la possibilité de faire du télétravail et d’avoir des horaires flexibles.
3. Les actions clés: les meet-ups
La base de l’holacratie, ce sont les réunions régulières des cercles. Ceux-ci se divisent à leur tour en cercles de pilotage et cercles opérationnels, qui échangent en permanence entre eux. On renforce ainsi les échanges collectifs et le transfert de connaissances.
4. Un langage et un sens communs
L’esprit collectif ne transparaît pas seulement dans la structure de travail, mais aussi dans la communication. Un langage positif favorise les échanges au-delà de l’ego de chacun et contribue ainsi à un environnement créatif et inspirant. Indispensable pour notre agence créative, qui enthousiasme chaque jour ses clients avec de nouvelles étincelles de créativité.

Grâce à la définition fluide des rôles et à la composition sans cesse renouvelée des groupes de décision, on atteint une flexibilité énorme. Comme dans la gestion de projet agile, on peut ainsi évaluer le cap en continu et, si nécessaire, le corriger. Mais contrairement à Scrum, Prince et aux autres outils de travail agile, l’holacratie ne révolutionne pas seulement la gestion de projet: elle entraîne un changement de paradigme global de la structure d’entreprise. C’est pourquoi on la qualifie souvent de «système d’exploitation» – l’ADN d’une entreprise, en quelque sorte.
Pour une équipe soudée et à taille humaine comme la nôtre, le modèle de l’holacratie colle parfaitement à notre ADN. Voici les avantages qu’on a pu dégager chez nous:
- Développement des compétences individuelles en mode 360°
- Agilité, flexibilité et autonomie maximales
- Encouragement de la responsabilité individuelle
- Évolution personnelle dans une vision d’ensemble
- Un interlocuteur unique (SPOC) pour nos clients
- Excellente qualité des processus, avec une auto-optimisation permanente
Tu veux en savoir plus sur l’holacratie, ou tu en as toi-même fait l’expérience dans ton entreprise? On se réjouit de chaque échange!